Inhumés 89 ans après la bataille de Loos
En septembre 1915, quelque 16 000 hommes sont tombés sous les feux de l'armée allemande, dans les environs de Loos-en-Gohelle, près de Lens. Certains d'entre-eux reposent aujourd'hui au cimetière britannique de la commune. Hier, deux des leurs les ont rejoints.
Au cours de la Première Guerre mondiale, les collines de l'Artois ont été le théâtre de grandes batailles entre l'armée allemande et les troupes alliées. A Loos-en-Gohelle, le 6° Battailon Cameron Highlander connut de très lourdes pertes. Et ce n'est qu'en juillet 2001, lors de travaux d'un giratoire, sur la nationale reliant Lens à La Bassée qu'on découvrit le corps de deux soldats de cette armée écossaise. L'un a pu être identifié : le caporal John Young Brown, tandis que l'autre ne portait aucun signe identitaire. Tous deux ont été inhumés hier au cimetière britannique de Loos-en-Gohelle, avec les honneurs militaires, et en présence de descendants de John Brown.
Trois ans d'enquête
En effet, après trois longues années d'enquête, les membres de l'association Loos sur les traces de la Grande Guerre ont permis d'identifier les restes d'un des deux corps. Des objets portant les inscriptions London Postage et No ont permis à Peters Lasst, historien anglais de l'association, de retrouver les traces de la famille : "Quant à l'autre soldat, nous n'avons malheureusement pas pu l'identifier", regrette Fredo Duparq, également membre de l'association.
Les deux soldats ont donc été inhumés dans la commune où ils ont combattu. La cérémonie s'est déroulée en présence de la First Battailon Cameron Highlanders, du consul de Grande-Bretagne, Clive Alderton, du préfet, Denis Prieur, et des maires de Loos-en-Gohelle et de Lens.
A l'issue de la cérémonie, familles et officiels ont mis en valeur le travail des membres de l'association loossoise. Outre le devoir de mémoire qu'elle entretient, elle a permis à une famille écossaise de pouvoir se recueillir sur la tombe d'un aïeul : "Notre association est fière d'avoir aidé à donner une sépulture décente à ces deux héros", selon Fredo Duparq. Ainsi rejoignent-ils leurs compagnons d'arme.
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Article envoyé par M. Ruiz - 12/11/2004

