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Qui est-il ?

Rencontre avec un expert

Ghislain KEPANOWSKI, spécialiste en recherche historique nous relate une découverte tout aussi surprenante qu'inattendue ...

Ghislain KEPANOWSKI
 

Présentation

Je fais de la recherche historique concernant la Grande Guerre en Flandres belges et françaises depuis 10 ans. Je suis l'auteur d'un projet de recherche et d'étude historique concernant la bataille des Monts de Flandres de 1918, du nom de projet GABRIEL.
C'est une étude historique du champ de bataille aux regards des conditions de vie des hommes qui l'ont vécu. GABRIEL est aussi une base de données qui liste les sépultures militaires françaises 14/18 en Flandres. Cette base de données est réalisée avec l'aide du musée de la Grande Guerre d'Ypres.

Archéologie

Les circonstances

Association d'Histoire et d'Archéologie de Bailleul, (59270).

Le 11 novembre 1995, était reconnues sur le terrain les premières tuiles romaines qui allaient redonner son passé à la commune de Bailleul dans le Nord. Cette découverte fut le point de départ d'une recherche qui allait nous mener sur le chemin de l'archéologie. En effet, en mars 1996, avec l'appui des services techniques de la mairie nous engagions un nettoyage des fossés, nettoyage qui permettrait une coupe archéologique des terrains et la recherche d'éventuels indices concernant la villa et son environnement.

Or, s'il est vrai que ce nettoyage permis la découverte d'un mur de fondation de 80 cm de large ainsi que de différentes fosses dépotoirs de la villa, il nous enseigna également sur une toute autre partie de l'histoire de la ville. Nous savions que le Mont de Lille sur lequel se situe la villa avait été le théâtre de violents combats au cours de la première guerre mondiale plus spécialement au mois d'avril 1918. Or, ce nettoyage révéla une tranchée reconnaissable à sa tôle de fer qui garnissait le fond mais surtout une fosse où se trouvaient emmêlés les corps de deux soldats allemands.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Une inhumation sur le terrain

La nationalité de ces hommes fut déterminée grâce à la présence de boutons d'uniforme et de boucles de ceinturons. L'absence presque totale de matériel, ainsi que la disposition des corps nous indiquaient que nous étions en présence d'une inhumation dite sur le terrain, dans un trou d'obus.

D'après un document fourni par Ghislain KEPANOWSKI et Philippe DUCROCQ, - 26/04/2001